La Statue de N.D. du St Cordon de 1804 à nos jours

 

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     En 1804, le premier curé de la paroisse Notre-Dame, après le Concordat, Maître Guillaume Lallemand, natif de Valenciennes, n’eut rien de plus cher que de raviver au cœur de ses ouailles la dévotion envers la Sainte Vierge, sûr moyen de ramener les âmes à Jésus ; il fixa au deuxième dimanche de septembre, la procession votive, dite « Tour du Saint-Cordon ».

    

     La châsse renfermant le Saint-Cordon ayant disparu dans la tourmente révolutionnaire, il fallait y suppléer. Le pasteur fit ainsi sculpter la belle statue de la Vierge actuelle, représentant la céleste Mère dans l’attitude qu’Elle prit quand Elle vint délivrer Valenciennes de la contagion. Elle fut réalisée par Pierre-Joseph Gillet et décorée par un élève de Louis Watteau, le peintre Macarez. La statue de Notre-Dame du Saint-Cordon repose sur un socle, dont les quatre faces sont ornées de médaillons retraçant le miracle de l’an 1008. Un sourire maternel illumine le visage de Marie et ses bras ouverts nous invitent à l’amour filial. Elle tient une tresse écarlate que les anges reçoivent de ses mains. A ses pieds, l’ermite Bertholin, agenouillé, semble implorer son assistance.

 

     Cette statue devint miraculeuse quand au cours du XIXème siècle, des maladies épidémiques affligèrent de nouveau les Valenciennois. Pour être délivrés, ils eurent recours au moyen employé par leurs pères : processions, neuvaines et pèlerinages en l’honneur de Notre-Dame du Saint-Cordon.

 

     Lors du typhus en 1813, du choléra en 1831, 1849 et 1866, leur confiance s’est montrée digne de la foi de leurs ancêtres et Marie les a de nouveau comblés de sa bonté.

 

     En reconnaissance de tant de bienfaits, pour abriter la statue miraculeuse dans un sanctuaire digne de leur Patronne bien aimée, les habitants de Valenciennes édifièrent en 1864 une église que le Souverain Pontife éleva au rang de Basilique Mineure, en remplacement de Notre-Dame la Grande, détruite pendant la Révolution. Le 7 juin 1897, au nom de notre Saint Père le Pape, Léon XIII, Monseigneur Sonnois archevêque de Cambrai, couronna la statue miraculeuse d’un diadème d’or, orné de pierreries, don des fidèles valenciennois. Elle fut revêtue d’un riche manteau en velours de soie bleu, parsemé de fleurs or et argent, brodé d’arabesques et de lis de différents ors. On lui mit en mains l’insigne de la dignité royale : un sceptre de vermeil offert par les prêtres originaires de Valenciennes.

 

     En 1908 fut commémoré le neuvième centenaire de l’Apparition de la Très Sainte Vierge Marie, par des solennités auxquelles présida Monseigneur Delamaire, archevêque de Cambrai. Notre-Dame protégea également les Valenciennois au cours du XXème siècle. A partir du 31 juillet 1944, lors du « Grand retour », le statue de Notre-Dame du Saint-Cordon fut portée triomphalement de paroisse en paroisse dans tout l’arrondissement de Valenciennes. Elle fut ensuite ramenée en ville le 2 septembre 1944, au moment précis où commencèrent à défiler les premiers chars alliés. Ainsi, Notre-Dame du Saint-Cordon sembla participer à la délivrance de la Cité.

 

D’après le Chanoine Giraud

 

     Le 18 mai 1997, jour de la Pentecôte et centenaire du couronnement de la statue miraculeuse de Notre-Dame du Saint-Cordon, celle-ci fut solennellement revêtue d’un nouveau manteau de lumière, offert par les Valenciennois, fidèles depuis 1000 ans à leur protectrice, Notre-Dame du Saint-Cordon.

 

     Le millénaire des Apparitions de Notre-Dame du Saint-Cordon a été fêté durant les années 2008-2009. En août 2008, la statue de Notre-Dame du Saint-Cordon a traversé la France jusqu’au sanctuaire de Lourdes.

 

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